|
De style roman tardif, cette église a été édifiée en deux temps. Au XIIIème siècle, création d'un chœur à chevet plat, d'un faux transept, flanqué de deux collatéraux et d'une travée qui supporte le clocher, par lequel on entrait. Devant l'accroissement de la population, en 1551, l'église fut agrandie de deux travées par les seigneurs d'Aumont, propriétaires du château de Montaigu, tout proche. Au-dessus du portail ils apposèrent leurs armes en 1561.
L'imposant clocher, donne à l'ensemble de l'édifice une allure de tour de défense. Unique dans la région, il présente quatre pignons supportant deux toits qui se coupent à angle droit pour former une double bâtière. Ajouré sur chacune de ses faces, de deux étages de fenêtres géminées plein-cintre, on peut voir sous chaque pignon un oculus et aux angles quatre gargouilles sculptées: un bœuf, un soleil, un personnage mitré, un diablotin.
Lors de l'agrandissement du XVIè siècle, la croix, de profil roman qui se trouvait sur le "gable" que l'on peut voir encore sur le chevet de l'église primitive, a été déplacée au sommet du pignon ouest.
En franchissant le portail Renaissance, l'équilibre et l'harmonie de l'édifice s'imposent aussitôt. Les voutes qui annoncent le gothique, sont en arcs brisés et reposent leurs arêtes sur des croisées d'ogive, lesquelles retombent sur des "culs de lampe" sculptés. Dans le chœur, les arcs doubleaux sont sur plates bandes décorées de motifs floraux.
La statuaire de l'église date du XVIIè ou du XVIIIè. Deux panneaux sur bois dans leurs cadres dorés ont été offerts à la paroisse par l'épouse du général Duhesme : "Sainte Véronique" et le "Calvaire" datent du XVIIè et sont dus au peintre flamand Frans Franck le jeune. Près de l'autel de la Vierge se trouve une piscine liturgique.
L'église, classée en 1923, est dédiée à St Symphorien qui subit le martyr à Autun au IIIè siècle.
|